PLAN DE REFERENCE
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Bilan de la réflexion
La commune de La Jarrie compte aujourd’hui plus de 2 700 habitants (recensement de la population 1999), mais son développement spatial est relativement récent. En effet, jusqu’en 1950, La Jarrie était une commune rurale et sa population n’atteignait pas 900 habitants. C’est au cours des années 70 seulement que la commune a connu un essor démographique important. Cette évolution, liée au développement industriel local, a eu pour conséquence une arrivée massive de populations nouvelles, particulièrement, entre 1975 et 1982.
Si la structure par âge de la population jarrienne vieillit, à l’image de l’ensemble de la France, sa spécificité est d’avoir un taux de jeunes de moins de 20 ans et de personnes en âge d’être actives nettement plus important que le département de la Charente-Maritime. Ceci crée un certain dynamisme, qui se traduit notamment au niveau associatif, et explique les besoins relativement nombreux en matière d’équipements, de garde d’enfants, de loisirs, de sport, etc. C’est d’autant plus vrai que le taux des femmes ayant un emploi est très important et ne cesse de progresser et que le taux de chômage général est faible (en particulier au regard des moyennes départementales).
Outre le fait d’accueillir une population jeune et active, La Jarrie est avant tout une commune résidentielle, particularité liée d’une part à la proximité de La Rochelle et de son bassin d’emploi, et d’autre part à l’absence de grandes zones d’activités sur son territoire. Ce sont ainsi 83% des Jarriens qui quittent quotidiennement la commune, générant des flux importants de véhicules, notamment sur certains axes (plus de 1 600 véhicules / jour rue de Clavette et rue du Chatelaillon, plus de 1 400 véhicules / jour rue des Colinettes, …). Du fait de ces migrations vers l’agglomération rochelaise, il est nécessaire de développer une certaine offre en matière de commerces, de services et de loisirs, afin que La Jarrie ne devienne pas une « commune dortoir ».
Les Jarriens travaillant majoritairement hors de la commune et les transports en commun desservant peu La Jarrie, près d’un ménage sur deux possède au moins deux véhicules. Cette « surmotorisation » dans un bourg ancien qui n’a pas été conçu pour cette utilisation et la réalisation de lotissements souvent en impasse et juxtaposés (peu de liaisons, notamment piétonnes en direction du cœur du bourg) expliquent que les Jarriens ressentent des difficultés à se déplacer, en particulier à certaines heures de la journée (par exemple, entrées et sorties des écoles).
En effet, il n’est pas facile d’accéder au cœur de La Jarrie. Sa morphologie si particulière, en forme de pentagone, incite plutôt à faire le tour du bourg. Si les accès à la place de la Mairie sont nombreux, ils ne sont pas toujours perceptibles, qu’il s’agisse des ruelles pour les piétions ou des rues de la Mairie, de la Gendarmerie et de la Poste pour les véhicules. Cette forme concentrique ne cesse d’intriguer. Il semblerait qu’en fait, le bourg se soit développé dans un premier temps autour de l’église, créant une première couronne de constructions, puis se soit déplacé vers ce qui est aujourd’hui la place de la Mairie où l’on suppose qu’avait été édifié un château.
Le reste de la commune est à l’image de la place de la Mairie et des ruelles. Elle regorge de micro paysages de qualité (haies bocagères, allées bordées d’un mail d’arbres, arbres d’alignements, perspectives sur l’église, …) et d’éléments patrimoniaux (façades, murs et murets en moellons, puits, piliers, …), dont les déplacements à pied, seuls, peuvent favoriser la découverte.
Aujourd’hui, ce bourg isolé dans la grande plaine agricole aux horizons ouverts de l’Aunis ne possède pas de véritable identité. Pourtant, la mer n’est pas si loin, puisque du haut de la gendarmerie, il est possible par beau temps d’apercevoir la Baie d’Yves.
Suite à ce constat, un certain nombre de problématiques auxquelles il convient désormais d’apporter une réponse, ont été abordées :
- Une organisation urbaine à mettre en valeur,
- Une continuité commerciale et des services à renforcer,
- Des infrastructures à hiérarchiser et des déplacements piétons et vélos à développer,
- Des quartiers récents à relier et à valoriser,
- Une histoire urbaine à reconstituer.